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DÉCADENCE
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La prospérité dura autant que l’empire en 1870. Il ne
restait plus que mon
GP à Alençon ses frères étaient morts 2 de partis un a Granville
l’autre à St Malo . Ils n’eurent pas d’enfants de cette branche il ne
reste que nous et ceux de Malakoff. A son mariage ton
Gran-P. reçu en dot le moulin de Condé en bon état de marche
et bien achalandé bonne clientèle ancienne et fidèle affaire de tout
repos. Survint la guerre tout fut fini le moulin pillé et incendié mon
père mis au poteau il y restât toute une journée et ne fut délivré que
sur ordre express du duc
de Mecklembourg commandant les forces allemande qui était logé à
Alençon chez mon G.Père et que ma mère vint trouver pour sauver son
mari ce qui était difficile car lors de l’avance Coche [allemande] le
moulin qui avec son pont constituait un passage de rivière avait été
défendu par des francs-tireurs et l’on accusait mon père d’en être.
Cette année là coûtât 70 billets au père Chaplain il ne s’en est jamais
relevé. N’ayant pas les moyens de relever son exploitation et ne trouvant
aucun concours auprès de ses sœurs toutes en puissance de maris il abandonna
Alençon et vint s’établir à Paris boulanger 96 Faubourg Poissonnière
de 71 à 75 il eut toutes sortes de déveine dans cette boite là 4 enfants
dont 2 moururent aux environ de 2 ans plus ma mère malade d’une typhoïde
qui la tint 6 mois au lit et moi malingre récoltant toutes les maladies
de gosses. Bref en 76 il abandonna faisant de peu la faillite qui à
cette époque était qq. [quelque] chose. Après avoir tout essayé n’ayant
pas de métier 8 mois de chômage (sans allocations) en 77. J’avais 8
ans et je m’en souviens on bouffait des briques.......
Paul-François
CHAPLAIN Mathurin
CHAPLAIN |
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"....Survint la guerre tout fut fini le moulin pillé et incendié mon père mis au poteau il y restât toute une journée....." |
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